Fraternités

samedi 5 novembre 2005.

Le 9 novembre 2005 sort « Joyeux Noël », un film par lequel Christian Carion évoque les quelques fraternisations survenues, sur le front, lors de l’étonnant Noël 1914.

François Quenin, dans Historia, raconte le film : « Dans ce coin du nord-est de la France (reconstitué en Roumanie puisque Carion n’a pas obtenu l’autorisation de l’armée française de tourner sur un terrain militaire près d’Angoulême), des chants montent des tranchées dans la nuit de Noël. Et l’impensable se produit : le ténor allemand Sprink entonne Douce nuit tandis que l’accompagnent les cornemuses écossaises. Soldats allemands, français, britanniques se réunissent alors hors des tranchées pour célébrer la messe de minuit... Le lendemain, la trêve se poursuit pour enterrer les morts. Les protagonistes de cette fraternisation spectaculaire furent dispersés à Verdun et sur le front russe. »

Dans ce même article d’Historia, Christian Carion explique comment lui est venue l’idée du film, ainsi que les recherches qui lui ont fait découvrir comment « en plusieurs endroits, indépendants les uns des autres, des soldats ont fraternisé. »

A travers les lettres, les documents militaires, les journaux de l’époque, les photos, il a voulu rassembler les anecdotes et comprendre l’état d’esprit des soldats. Puis il a imaginé une histoire qui concentre et symbolise cet élan de fraternité au coeur d’une guerre « entièrement décidée par le pouvoir politique en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne », une guerre que les peuples ne voulaient pas.

« Ce sont des personnes ordinaires, un boulanger, un coiffeur, qui ont décidé cette fraternisation, sans leur hiérarchie. Le temps d’une nuit, ils ont fait l’Europe des peuples. »

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