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Le député européen, Gérard Onesta, a consacré la totalité du numéro d’automne de sa revue trimestrielle "Carré d’Europe" à la question de l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.
Dans ce numéro daté du 31/10/05, le député européen trace d’abord le cadre juridique des élargissements de l’Union et l’historique de la demande de la Turquie.
Plusieurs articles sont ensuite consacrés aux points qui font particulièrement débat, notamment la question des droits humains, de l’islam, la question kurde, le génocide arménien ...
Carré d’Europe se ferme sur des articles qui tentent de cerner les objectifs stratégiques de divers acteurs. Pour Gérard Onesta, le soutien à l’adhésion turque apporté par la Grande-Bretagne s’explique par le seul intérêt de ce pays à voir en l’Europe uniquement une vaste zone de libre-échange. Le soutien des Etats-Unis s’explique par la conviction « qu’une Europe obèse et sans institutions viables lui restera éternellement vassale. »
L’opposition de l’Autriche (voir notre article) est à la fois une tradition historique et l’occasion d’un marchandage pour obtenir plus de souplesse de la part de ses partenaires à l’égard de la Croatie : « Ce chantage a été payant puisque les Vingt-cinq, qui trouvaient jusque-là que Zagreb ne coopérait pas assez avec la justice internationale, ont oublié toute réticence et fait un paquet croato-turc. »
Dans ce débat difficile, Gérard Onesta espère que les européens sauront déjouer les pièges « en élargissant le territoire de l’Union ET en réformant profondément ses institutions, pour renforcer l’Europe en la dégageant ainsi de la tutelle américaine. »