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BBC News du 16/08/07 est revenu sur la défection des flamants roses de Camargue cette année.
Leur présence, emblématique, est le résultat de l’aménagement, à la fin des années 60, dans l’étang du Fangassier, d’une île sur laquelle les flamants roses, toujours plus nombreux (entre 10.000 et 12.000 selon les dernières estimations), ont pris l’habitude de nidifier.
Mais, cette année, tous ces grands migrateurs ont déserté leur zone habituelle de reproduction [1].
« S’ils ne se reproduisent pas une année, ce n’est pas inquiétant, étant donné que les flamants ont une espérance de vie de 40 ans, » a expliqué à la BBC Coralie Hermeloup, une responsable dela Tour du Valat. « Mais si cette situation devait se répéter deux ou trois années de suite ce serait vraiment préoccupant. »
Heureusement, la cause a été identifiée et la solution semble à portée.
La cause est dans le conflit qui a opposé les Salins du midi aux salariés de l’entreprise. Confrontés à un plan de réduction d’effectif sévère, les salariés ont entrepris, en mars, une série d’action et de grève, jusqu’à ce que le conflit se conclut, début juillet, sur la suppression de 60 emplois sur les 126 de l’entreprise.
Du fait des arrêts de travail, la production de sel et le pompage de l’eau associé n’ont pas eu lieu ce printemps et l’assèchement des salins a convaincu les flamants rose d’aller nicher ailleurs.
Mais l’avenir pourrait ne pas être trop sombre, ni pour les employés des salins, ni pour les flamants roses. Selon BBC News, les Salins du Midi auraient accepté de vendre 3.500 hectares, qui incluent l’étang du Fangassier, au Conservatoire du Littoral.
Celui-ci, qui devrait devenir propriétaire au 1er janvier 2008, assurera l’entretien du site, pour un coût annuel de 35.000 euros, a expliqué Roger Esteve, responsable régional du Conservatoire.
Quant aux ex-salariés des Salins, ils sont appelés à se reconvertir dans des activités liées au tourisme et à la protection des sites. Peut-être une issue heureuse, donc. A suivre.
[1] Il semble que des flamants camarguais aient nidifié en Sardaigne ce printemps, d’autres ont rejoint les salins d’Aigues-Mortes.