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« Les nouvelles ne sont pas bonnes. Le Rapport Planète Vivante 2006 confirme que nous utilisons les ressources de la planète plus vite qu’elles ne peuvent se renouveler - les dernières données disponibles (pour 2003) indiquent que l’Empreinte Ecologique de l’humanité, notre impact sur la planète, a plus que triplé depuis 1961. A présent, notre empreinte excède d’environ 25% la capacité du monde à se régénérer, » explique, dans l’introduction, James P. Leape Directeur général du WWF International.
Deux ans après la précédente édition, le rapport Planète Vivante 2006 (.pdf de 4.9 Mo) confirme l’importance du travail mené par le WWF (World Wildlife Fund). On trouve dans ce document d’excellentes explications, de nombreux graphiques très parlants, des tableaux récapitulatifs précis et des cartes.
L’une de ces cartes étonnera par son aspect inhabituel :

Elle figure les empreintes écologiques des différentes nations. Le volume occupé par chaque pays y représente la part de l’empreinte totale de ce pays dans l’empreinte globale de l’humanité. (En outre, les couleurs indiquent les empreintes par personne.)
« Depuis la fin des années 80, nous sommes en dépassement, » expliquent les auteurs du rapport.« En 2003, l’Empreinte Ecologique a dépassé la biocapacité de la Terre d’environ 25%. En réalité, la capacité régénératrice de la Terre n’arrive plus à suivre la demande : l’homme transforme les ressources en déchets plus vite que la nature ne peut transformer ces déchets en ressources. L’humanité ne vit plus des intérêts de la nature mais attaque son capital. Cette pression croissante sur les écosystèmes cause la destruction ou la dégradation d’habitats et la perte permanente de productivité, menaçant à la fois la biodiversité et le bien-être humain. Combien de temps cela sera-t-il encore possible ? Un scénario modéré de « business as usual », basé sur les projections des Nations Unies (de croissance lente des économies et populations) suggère qu’à la moitié du siècle, la demande humaine vis-à-vis de la nature sera le double de la capacité productive de la biosphère. A un tel niveau de déficit écologique, l’épuisement des ressources écologiques et l’effondrement à grande échelle d’écosystèmes deviennent de plus en plus probables. »
Une source d’information et de réflexion bien utile.