SNCM : le plan de Véolia

mercredi 28 décembre 2005.par Philippe Ladame
 
La présentation du plan de Véolia Transport semble approuvée par les syndicats.

Malgré l’opposition virulente de cet automne, qui s’est exprimée par une grève de près d’un mois, Véolia Transport (ex Connex) va faire son entrée dans le capital (à hauteur de 28% [1]) de la Société Nationale Corse-Méditerranée (SNCM).

L’entreprise privée présentait, ce mardi 27/12/05, le plan qu’elle entend mettre en oeuvre pour rompre avec les années déficitaires 2004 et 2005 au cours desquelles, selon La Tribune la SNCM avait essuyé une perte annuelle de 30 millions d’euros.

« Le plan de restructuration prévoit 400 suppressions de postes sur 2.359 salariés. Ces coupes seraient vraisemblablement réparties entre des pré-retraites, des départs volontaires et des reclassements chez Veolia Transport. Les postes ne seraient alors pas remplacés, tout comme les 242 CDD. En contrepartie, Veolia devrait mettre en place un actionnariat salarié à hauteur de 9% du capital, » explique La Tribune.

A la suite de la mise en oeuvre de ce plan, Véolia estime que la SNCM devrait retrouver la rentabilité à l’horizon 2009. L’objectif étant de reconquérir une partie du trafic vers la Corse et de poursuivre le développement des liaisons maritimes vers le Maghreb

A l’issue de la réunion, les commentaires des syndicalistes présents étaient plutôt favorables. « On a le sentiment que la future direction a la volonté de progresser, on le vérifiera sur le papier », a déclaré Jean-Paul Israël, secrétaire général de la CGT-Marins, qui estime avoir « perdu le combat idéologique pour une compagnie publique. » Guy Tomasi, délégué CFDT à la SNCM, explique de son côté « aujourd’hui, on ne parle plus de suppressions d’emploi mais d’une diminution de la masse salariale, soit par des départs naturels, soit par des projets personnels de création d’entreprises, soit par une mise à plat du dossier absentéisme. Ce n’est pas pareil. »

Seul le Syndicat des travailleurs corses (STC) maintient son opposition, selon Libération. Le STC déclare notamment ne pas voir « comment on pourra reclasser les salariés corses, sauf à les pousser à l’exil ». « Opposé de façon ferme et définitive à la privatisation », le syndicat était absent de la réunion d’hier parce qu’il souhaite « discuter avec le repreneur uniquement dans le cadre du comité d’entreprise et du conseil d’administration ». Il sera présent lors du comité d’entreprise de janvier, où sera examinée la restructuration du capital de la SNCM.

[1] Les partenaires de Véolia dans le capital de la SNCM seront le fonds d’investissement Butler Capital Partners (38%), l’Etat (25%) et les salariés (9%).

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