Aung San Suu Kyi, captive

dimanche 19 juin 2005.par Philippe Ladame
 
La dissidente birmane, prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi fête ses 60 ans dimanche.

« On ne peut se contenter d’invoquer la liberté, la démocratie et les droits de l’homme. Il faut nous unir dans la volonté de poursuivre notre combat, nous montrer prêts à faire des sacrifices au nom de vérités durables, prêts à résister au pouvoir corrupteur de la cupidité, de l’esprit de vengeance, de l’ignorance et de la peur » (Aung San Suu Kyi).

Symbole de la lutte engagée depuis plus de 40 ans contre la junte au pouvoir à Rangoon, la présidente de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) incarne depuis bientôt 20 ans la résistance à un régime autoritaire inflexible .

Elle avait pris la tête du soulèvement populaire de 1988, écrasé par l’armée. Deux ans plus tard, la junte réagissait à la victoire électorale de la LND en emprisonnant ses sympathisants, tandis qu’Aung San Suu Kyi plaidait pour le dialogue [1]. Selon une dépêche Associated Press, elle est en bonne santé, mais en situation d’isolement presque total, en résidence étroitement surveillée.

De nombreuses initiatives sont prises de par le monde dans le cadre d’une campagne « Libérez Aung San Suu Kyi », qui s’inspire de celle organisée en 1988 pour la libération du dirigeant sud-africain anti-apartheid Nelson Mandela. Ses animateurs espèrent faire bouger « l’opinion publique et la classe politique ».

[1] Voir les Repères historiques listés par Info-Birmanie.

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