Vers un plan d’urgence pour le ferroutage ?

lundi 6 juin 2005.par Philippe Ladame
 
L’accident du tunnel du Fréjus remet à l’ordre du jour la question du transport des camions par le rail.

Selon une dépêche Reuters du 6/06/05, la SNCF a décidé « d’accroître dans les jours qui viennent ses offres de ferroutage par le tunnel ferroviaire de Mont-Cenis, de 530 à 800 camions par semaine, après la fermeture du tunnel routier de Fréjus ».

La mise en place de ces liaisons supplémentaires nécessite cependant l’accord des Réseau ferré de France (RFF) et Réseau ferré d’Italie (RFI).

Plusieurs voix se sont élevées, à la suite de cet accident, pour rappeler l’intérêt que présente la solution de ferroutage, notamment pour la traverser des Alpes.

Dans un communiqué du 6/06/05, les Verts critiquent « le choix de privilégier systématiquement le transport routier, dont chacun sait pourtant qu’il est le plus cher, le plus polluant, le plus dangereux et socialement le plus en retard ». Ils demandent que soient mises à l’étude, tant au niveau français qu’européen, des dispositions pour favoriser le ferroutage.

Redoutant l’impact humain et écologique à prévoir dans le tunnel du Mont-Blanc et la vallée de Chamonix, ils suggèrent, au minimum, « l’interdiction immédiate du transport des matières dangereuses par cet itinéraire ».

Les Verts Hautes-Alpes partagent, bien sûr, cette revendication. Dans un communiqué du 7/06/05, ils insistent, en outre, sur la nécessité « d’engager une vaste réflexion sur le réduction des problèmes à la source : les trop nombreux "transports inutiles", les quantités d’emballages et sur-emballages tout aussi inutiles qui remplissent les camions, la relocalisation des économies... ». Ils ajoutent qu’ils « s’opposent formellement à tout "assouplissement" des mesures réglementaires » qui pourrait être envisagé du fait de l’accroissement du trafic consécutif à la fermeture du tunnel de Fréjus.

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