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Le Monde du 12/04/05 se penche sur l’ouverture « la première ligne française de "merroutage" permet, trois fois par semaine, d’embarquer 400passagers et 150camions, aller et retour, du port de Brégaillon, situé entre Toulon et La Seyne-sur-Mer (Var), à celui de Civitavecchia, au sud de Rome ».
Cette liaison maritime pourrait alléger l’axe routier entre la France et l’Italie où circulent chaque jour 20 000 véhicules, dont 4 000 poids lourds.
"Par rapport à la route, le trajet entre Toulon et Rome dure sept heures de moins par la mer et le coût est divisé par deux", explique Philippe Louis-Dreyfus, patron de la compagnie française qui, associée à une compagnie italienne, porte le projet.
Le démarrage semble un peu lent. Depuis la mise en service de la ligne, l’Eurostar-Valencia, qui assure la liaison, a transporté en moyenne une vingtaine de camions et aussi peu de voitures.
Les promoteurs espèrent cependant son succès, confiants dans l’attactivité du prix de 450 euros, sachant que, par la route, le seul franchissement des tunnels de Fréjus ou du Mont-Blanc s’élève à 200 euros. Ils comptent en outre sur un soutien public. La France a contribué à hauteur d’un million d’euros et ils espèrent le triple de l’Union Européenne. Côté italien, explique Le Monde, « le gouvernement prévoit plutôt d’accorder des "bons écologiques" de 100 euros par trajet aux entreprises choisissant ce mode de transport alternatif ».
L’objectif des armateurs, pour cette première année est d’atteindre une moyenne de 60 camions par rotation, à quoi s’ajoute un transport régulier de voitures neuves pour le compte du groupe PSA.