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C’est ce qu’affirme l’Est Républicain du 9/03/05 qui publie des chiffres intéressants sur l’évolution de l’usage du vélo.
« Statistiquement, on se tue moins à vélo qu’à pied ! En 2003, 190 cyclistes ont trouvé la mort, 848 ont été grièvement blessés, c’est quatre fois moins de tués qu’en 1970, cinq fois moins de blessés ».
Pourtant le parc français est significatif. Avec 5 vélos pour 100 habitants, la France se retrouve sur le podium européen de la bicyclette, avec les Pays-Bas (8,3 %) et l’Allemagne (5,8 %).
L’usage n’en est pas moins sans danger, particulièrement chez les cyclistes de plus de 40 ans qui sont les plus exposés, davantage en danger quand ils circulent sur petites routes départementales, qu’à la ville.
Il se développe d’ailleurs dans certaines villes. Ainsi le patron de la sécurité routière, Rémy Heitz, cite en exemple Strasbourg avec « 420 km de cheminements cyclables », plus « 185 de rues, soit 40 km » avec vélos autorisés à contresens. Désormais 110.000 déplacements quotidiens se font à bicyclette dans la capitale alsacienne, où les cyclistes sont (enfin) bien vus d’automobilistes qui estiment, « à 63 %, qu’en ville la voiture, c’est dépassé ! »
A vélo, le port du casque reste conseillé, mais ne deviendra pas obligatoire, « la question ne se pose pas aujourd’hui », a indiqué Rémy Heitz.
Une position qui trouve probablement en partie son origine dans l’expérience australienne, pays où, selon Monique Giroud, présidente de FUBicy, fédération des usagers de la bicyclette, l’obligation du port du casque « n’a pas eu d’influence significative sur la courbe des accidents, mais a fait chuter de 30 % le nombre des cyclistes ! »